A chaque âge, son PERin

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Le PER se veut être un outil modulable pour préparer la retraite, tout au long de la vie active, selon sa situation personnelle et ses objectifs. La souplesse des modalités d’entrée et de sortie du plan permet d’adapter, à chaque âge, sa stratégie d’épargne.

 

Ouvrir tôt un PER pour bénéficier des bienfaits du temps

Le PER peut être souscrit dès les premières années de la vie active, que l’on soit salarié ou travailleur indépendant. Il ne prévoit pas de versement minimum annuel et les versements volontaires sont, au choix, libres et/ou programmés. Ces modalités permettent de commencer à épargner régulièrement selon sa capacité personnelle. Plus les versements démarrent à un jeune âge, plus l’effort d’épargne pour se constituer un complément de revenus à la retraite sera facilité, car il sera réparti dans la durée.

Le PER peut être souscrit dès les premières années de la vie active, que l’on soit salarié ou travailleur indépendant. Il ne prévoit pas de versement minimum annuel et les versements volontaires sont, au choix, libres et/ou programmés. Ces modalités permettent de commencer à épargner régulièrement selon sa capacité personnelle. Plus les versements démarrent à un jeune âge, plus l’effort d’épargne pour se constituer un complément de revenus à la retraite sera facilité, car il sera réparti dans la durée.

De plus, il est possible d’épargner sur le PER sans retarder ou renoncer à ses autres projets, notamment un premier achat immobilier. Les modalités de sortie du plan prévoient en effet la possibilité de débloquer par anticipation l’épargne accumulée pour acquérir sa résidence principale. Il est aussi possible de suspendre temporairement les versements, puis de les reprendre plus tard tout en conservant l’antériorité du plan.

Pour un jeune actif, la possibilité de déduire ses versements du revenu imposable annuel afin de réduire ses impôts, qui est un atout majeur du PER, n’est pas forcément pertinente. Tout dépend du taux d’imposition actuel et de celui projeté à la retraite, qui déterminent l’économie d’impôt à réaliser. Il peut être préférable de renoncer à la déductibilité des versements pour bénéficier à la sortie du PER, au moment de la retraite, d’une fiscalité plus légère sur le capital ou la rente viagère à percevoir. Ce choix, à envisager à chaque versement, appartient à chacun.

Épargner en alliant économies d’impôt et garanties de prévoyance

Après quelques années d’activité professionnelle, les revenus deviennent plus confortables, et permettent d’accroître le montant des versements sur le PER. Des revenus plus élevés induisent aussi une imposition plus forte et justifient alors l’intérêt d’utiliser la déductibilité des versements pour réduire la base imposable. Plus la Tranche Marginale d’Imposition (TMI) est élevée, plus l’avantage fiscal à l’entrée est intéressant.

Tout titulaire d’un PER, salarié ou travailleur indépendant, peut verser chaque année jusqu’à 10 % de ses revenus nets professionnels de l’an passé. Sur la base du plafond minimum de versements déductibles, soit 4 114 euros en 2022, chacun peut réaliser une économie d’impôt annuelle allant jusqu’à :


- 1 234 euros avec une TMI à 30 % (4 114 x 30 %)
- 1 687 euros pour une TMI à 41 % ou
- 1 851 euros pour une TMI à 45 %1.

Ces garanties intéressent en premier lieu les travailleurs indépendants, particulièrement vulnérables en cas d’arrêt de travail et face aux aléas de la vie, à moins d’avoir souscrit un contrat de prévoyance individuel.

Du côté des salariés, les cadres sont couverts par des garanties de prévoyance collectives obligatoires souscrites par l’employeur, mais il est tout à fait possible de les compléter avec des garanties individuelles. La couverture des autres salariés par l’employeur est en revanche facultative, d’où un intérêt supplémentaire pour ces derniers d’ouvrir un PER.

Par ailleurs, en choisissant un PER sous forme de contrat d’assurance, la clause bénéficiaire permet – en cas de décès du titulaire avant ses 70 ans – de transmettre le capital épargné dans le cadre du régime fiscal avantageux de l’assurance vie (jusqu’à 152 500 € exonérés de droits de succession par bénéficiaire).

Optimiser son complément de revenus de retraite

À l’approche de la retraite, les droits à la pension de base et complémentaire se précisent. Il est encore temps d’ajuster la préparation de son futur complément de revenus. Les versements sont possibles jusqu’au déblocage du PER qui peut intervenir dès lors que le titulaire a liquidé sa retraite auprès des différents régimes auxquels il a cotisé ou à partir de l’âge légal ci celui-ci intervient plutôt.

En fin de carrière, il est aussi opportun de réfléchir au mode de sortie qui devra être précisé à la liquidation du PER (sauf option expresse et irrévocable à l’ouverture du plan pour liquider tout ou partie des droits sous forme de rente). Le PERin permet d’opter pour le versement d’une rente à vie ou d’un capital ou encore de choisir une combinaison des deux. Ce choix est à envisager au regard de sa situation personnelle et de ses objectifs, mais aussi en fonction de la fiscalité qui diffère entre les modes de sortie et tient compte du bénéfice ou non de l’avantage fiscal à l’entrée.

La nouveauté du PER, par rapport aux anciens produits d’épargne retraite, est la possibilité de sortir à 100 % en capital(2), en une ou plusieurs fois. L’avantage d’une sortie en capital fractionnée est qu’elle n’entraîne pas la liquidation du contrat, l’épargne retraite encore investie continue d’être valorisée. Une sortie en plusieurs fois peut aussi être plus avantageuse qu’un gros versement sur le plan fiscal :


- La part correspondant aux versements défiscalisés à l’entrée est imposée à l’IR (sans abattement de 10 %) et les gains sont soumis au Prélèvement forfaitaire unique (PFU) au taux de 30 % (12,8 % + 17,2 % de prélèvements sociaux) ou, sur option, au barème progressif de l’IR et aux PS.
- Pour les versements non défiscalisés, seuls les gains sont soumis au PFU ou à l’IR et aux PS. Les retraités dont la TMI a diminué à 11 %, compte tenu de la baisse de leurs revenus, ont intérêt à opter pour une imposition au barème de l’IR au lieu du PFU.

La sortie en rente viagère est plus avantageuse pour les retraités peu fiscalisés et qui ont renoncé à la déductibilité des revenus lors des versements : ils bénéficient d’un abattement de 40 % entre 60 et 69 ans (30 % au-delà) sur la part correspondant aux versements imposés à l’IR et aux PS et les gains sont imposés avec la pension de retraite (sans abattement de 10 %). L’anticipation est de mise. Au décès, pour faire bénéficier son conjoint survivant d’une rente, il est indispensable d’avoir opté pour une rente réversible à la liquidation du PER. Le choix du type de rente est en effet irrévocable.

 

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ER22/FCR0308 Novembre 2022

(1) Si l'option est plus intéressante, le plafond maximum de versements déductibles peut être porté jusqu’à 32 909 euros pour un salarié et 76 102 euros pour un travailleur indépendant.

(2) Hors compartiment 3 (cotisations des entreprises)

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