Dans un environnement de marché plus complexe et incertain, les produits structurés s’imposent comme des solutions d’investissement flexibles, permettant d’allier rendement, protection et lisibilité.

Qu’est-ce qu’un produit structuré et en quoi se distingue-t-il des fonds traditionnels ?
Un produit structuré est un instrument financier construit à partir de plusieurs briques, généralement une obligation émise par une banque et un ou plusieurs dérivés liés à un actif sous-jacent comme un indice boursier, une action ou un panier d’actions. Concrètement, il s’agit donc d’un contrat entre un investisseur et une banque émettrice, dont les mécanismes sont définis à l’avance.
Contrairement à un fonds traditionnel, dont la performance dépend entièrement de l’évolution des marchés et de la qualité du gérant lors de fonds avec une gestion active, un produit structuré permet de définir dès le départ différents scénarios d’investissement : niveau de rendement potentiel, horizon de placement et parfois mécanismes de protection partielle ou totale du capital.
Cette construction rend le produit particulièrement lisible pour l’investisseur, car l’ensemble des scénarios possibles est connu dès l’origine. Autrement dit, c’est un outil d’ingénierie financière permettant de construire un profil rendement/risque précis en fonction d’un scénario de marché donné.
Quels sont les différents types de produits structurés et à quels profils d’investisseurs s’adressent ils ?
Il existe plusieurs grandes familles de produits structurés. Certains sont dits défensifs, avec des mécanismes de protection du capital sous certaines conditions. D’autres visent plutôt à optimiser le rendement, par exemple grâce à des coupons réguliers tant que certaines conditions de marché sont respectées. Il existe également des structures plus directionnelles, davantage exposées aux mouvements du marché.
En réalité, les produits structurés sont moins une classe d’actifs unique qu’une véritable boîte à outils d’ingénierie financière, qui permet de construire un produit personnalisé, adapté à un besoin précis et qui peuvent donc s’adresser à différents profils d’investisseurs, à condition d’être bien compris et intégrés dans une allocation globale. Ils sont notamment utilisés par les investisseurs patrimoniaux qui souhaitent diversifier leur portefeuille ou structurer une exposition plus maîtrisée aux marchés actions.
Pourquoi observe-t-on un tel engouement autour des produits structurés ces dernières années ?
Plusieurs facteurs expliquent cet intérêt croissant. D’abord, les investisseurs sont aujourd’hui particulièrement attentifs à la gestion du couple rendement/risque. Les produits structurés permettent justement de construire des profils d’investissement très précis.
Ensuite, ils offrent une grande flexibilité de structuration : il est possible d’adapter les mécanismes de rendement, de protection ou le choix des sous-jacents en fonction des conditions de marché.
Enfin, le marché a fortement progressé en matière de pédagogie et de transparence. Depuis le début des années 2010, le cadre réglementaire s’est structuré, notamment sous l’impulsion de l’AMF, avec des documents d’information très normés qui présentent clairement les mécanismes et les scénarios d’investissement. Cette évolution a permis aux conseillers patrimoniaux de mieux s’approprier ces outils et de les intégrer plus naturellement dans les allocations.
Les produits structurés sont-ils particulièrement adaptés à l’environnement actuel de taux et de volatilité ?
Oui, car les paramètres de marché comme les taux d’intérêt et la volatilité entrent directement dans la construction des produits structurés. La volatilité, par exemple, est souvent considérée comme un carburant pour la structuration, car elle permet de proposer des niveaux de rendement potentiels plus attractifs. De la même manière, le niveau des taux influence la composante obligataire du produit.
C’est pour cette raison que les produits structurés sont souvent perçus comme des outils opportunistes, capables de s’adapter aux différentes phases de marché.
Quels sont les principaux risques associés aux produits structurés et comment les appréhender ?
Comme tout investissement, les produits structurés comportent des risques qu’il est essentiel de comprendre.
Le premier est le risque de marché, lié à l’évolution du sous-jacent. Selon les mécanismes du produit, certaines conditions doivent être respectées pour bénéficier du rendement ou de la protection. Il existe également un risque de crédit, puisque ces produits sont émis par des institutions financières : la solidité de l’émetteur est donc un élément clé. Enfin, il peut y avoir un risque de liquidité si l’investisseur souhaite sortir avant l’échéance.
C’est pourquoi ces produits doivent être proposés dans un cadre d’accompagnement, avec une bonne compréhension des mécanismes et une intégration cohérente dans une allocation globale.
Quel conseil donneriez-vous à un investisseur qui découvre les produits structurés ?
Le premier conseil est de bien comprendre le scénario d’investissement, c’est-à-dire les conditions dans lesquelles le produit délivre son rendement et celles dans lesquelles il peut être moins favorable. Il est également important de ne pas considérer les produits structurés comme un placement isolé, mais plutôt comme un outil de diversification au sein d’une allocation patrimoniale globale.
Enfin, l’accompagnement par un professionnel est essentiel. Ces produits peuvent paraître techniques, mais lorsqu’ils sont bien expliqués et bien sélectionnés, ils deviennent des instruments très lisibles et utiles dans une stratégie d’investissement.
Comment se déroule concrètement la création d’un produit structuré pour les clients de Gresham Banque Privée ?
La création d’un produit structuré commence toujours par l’analyse du contexte de marché et des besoins des investisseurs. Nous identifions d’abord les moteurs de performance potentiels à travers des analyses macroéconomiques et de marché, afin de déterminer les sous-jacents les plus pertinents dans l’environnement actuel. À partir de ce cadre, différentes structures peuvent être envisagées en fonction de l’horizon d’investissement, du niveau de rendement recherché et du degré de protection souhaité. Ces structures sont ensuite testées et mises en concurrence auprès de plusieurs banques émettrices afin d’obtenir les meilleures conditions possibles.
L’objectif est d’aboutir à une solution cohérente avec le contexte de marché et les attentes des investisseurs.
Quel est le rôle d’Equitim dans la conception, la structuration et la sélection des solutions proposées aux clients ?
Equitim intervient comme spécialiste indépendant de l’ingénierie en produits structurés. Notre rôle est d’analyser les conditions de marché, de concevoir les structures possibles, puis de mettre en concurrence plusieurs banques émettrices pour identifier les solutions les plus pertinentes. Nous accompagnons également toute la vie du produit : de la structuration initiale jusqu’au suivi opérationnel et au reporting. Cette indépendance est essentielle, car elle permet de sélectionner les solutions uniquement sur des critères de qualité financière et d’adéquation avec les besoins des investisseurs.
Comment voyez-vous l’évolution du marché des produits structurés dans les prochaines années ?
Nous pensons que le marché va continuer à se développer. D’abord parce que les investisseurs recherchent de plus en plus des solutions d’allocation flexibles, capables de s’adapter à différents environnements de marché. Ensuite, la sophistication des outils financiers et la transparence croissante du marché permettent aujourd’hui de proposer des produits plus lisibles et mieux encadrés. Enfin, les produits structurés s’inscrivent de plus en plus comme une classe d’actifs à part entière dans les allocations patrimoniales, au même titre que les actions, les obligations ou les actifs non cotés.
Communication non contractuelle à caractère informatif. Cet article est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue ni un conseil en investissement, ni une recommandation personnalisée.
Les produits structurés comportent un risque de perte en capital, totale ou partielle, ainsi qu’un risque de crédit lié à l’émetteur et un risque de liquidité en cas de sortie anticipée.
Les performances passées ou simulées ne préjugent pas des performances futures.
Avant toute décision d’investissement, l’investisseur doit consulter la documentation réglementaire (DIC/KID, conditions définitives) et vérifier l’adéquation du produit avec son profil et sa capacité à supporter des pertes.
Publié le 07/04/26 – ER26/FCR0087 – BQ26/FCR0030
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