Les plus beaux patrimoines
se façonnent dans l'exigence

Le décryptage des politiques monétaires et de l'évolution des cours euro / dollar

A l’image du Président George Washington sur le billet vert, Mario Draghi, Président de la Banque centrale européenne (BCE) aura-t-il un jour son effigie sur les billets en euro ? Il faut dire qu’avant lui, jamais autant d’euros n’avaient été en circulation. Sauveur pour les uns, despote monétaire pour les autres, le banquier italien est au centre de toutes les attentions. En effet, depuis la crise des subprimes en 2008 puis la crise des dettes souveraines, les banquiers centraux dictent la tendance sur les marchés financiers. Dernier exemple effet de cet interventionnisme, le taux de change euro-dollar. Décryptage.

La FED et la baisse du dollar

La BCE et la baisse de l'euro

Quels impacts sur les prix des actifs financiers ?

Un des principaux objectifs de la politique très agressive de la Banque centrale européenne est la baisse des taux d’intérêt pour relancer le financement de l’économie en obligeant les banques à prêter aux entreprises. Cette action volontariste de l’institut d’émission européen a également pour but de créer un choc de confiance en Zone Euro. Une devise européenne plus faible doit permettre aux entreprises de gagner en compétitivité à l’export.

À l’inverse, le renchérissement des importations en provenance des pays extérieurs à la Zone Euro devrait avoir un effet positif sur l’inflation, objectif premier de la BCE. Si la baisse des taux d’intérêt impacte mécaniquement le prix des obligations, son effet immédiat sur l’économie est moins évident dans une région où les banques jouent encore un rôle essentiel dans le financement des agents économiques.

En revanche, l’effet bénéfique de la baisse de la devise, en augmentant la compétitivité et les perspectives de résultat des exportateurs, se reflète rapidement sur les valorisations des sociétés dont les revenus sont géographiquement diversifiés. C’est ce phénomène que l’on constate depuis le début de l’année 2015 avec une envolée du prix des actions européennes de plus de 20 % au premier trimestre.

Le mouvement de dépréciation de la monnaie unique peut-il se poursuivre ?