Les plus beaux patrimoines
se façonnent dans l'exigence

Le décryptage des politiques monétaires et de l'évolution des cours euro / dollar

A l’image du Président George Washington sur le billet vert, Mario Draghi, Président de la Banque centrale européenne (BCE) aura-t-il un jour son effigie sur les billets en euro ? Il faut dire qu’avant lui, jamais autant d’euros n’avaient été en circulation. Sauveur pour les uns, despote monétaire pour les autres, le banquier italien est au centre de toutes les attentions. En effet, depuis la crise des subprimes en 2008 puis la crise des dettes souveraines, les banquiers centraux dictent la tendance sur les marchés financiers. Dernier exemple effet de cet interventionnisme, le taux de change euro-dollar. Décryptage.

La FED et la baisse du dollar

La BCE et la baisse de l'euro

C’est finalement la résurgence du risque déflationniste en Europe à partir du deuxième trimestre 2014 et l’anticipation d’une réduction des rendements des actifs de la Zone Euro qui ont initié le mouvement de baisse de la monnaie unique européenne. Pour éviter d’entrer en déflation, la BCE a une nouvelle fois fait preuve de volontarisme et forcé de nombreuses réticences en mettant en oeuvre un plan d’achat de titres obligataires.

L'objectif ? Augmenter la taille du bilan de la BCE d’environ 1 100 milliards d’euros par l’achat de 60 milliards d’euros d’obligations par mois. L’effet conjugué de la création monétaire et du repli des taux européens a provoqué en l’espace de six mois une baisse de plus de 20 % de la valeur de la devise européenne par rapport au dollar.

Quels impacts sur les prix des actifs financiers ?

Le mouvement de dépréciation de la monnaie unique peut-il se poursuivre ?