Les plus beaux patrimoines
se façonnent dans l'exigence

Optimisme ou complaisance, les marchés restent positifs

Mise à jour : Mai 2014

Les marchés n’ont pas trouvé de réelle direction pendant les quatre premiers mois de l’année. Sous l’effet de  phénomènes météorologiques, de tensions géopolitiques et du ralentissement pour l’instant sous contrôle de l’économie chinoise, les actions et les taux ont évolué dans un intervalle assez étroit.

Les États Unis, qui devaient être la locomotive des économies développées, ont connu un premier trimestre difficile avec une vague de froid exceptionnelle. Le secteur manufacturier reste néanmoins sur une tendance à l’expansion et les enquêtes sur le climat des affaires font état de conditions qui permettent de rester optimiste sur le deuxième trimestre puis le second semestre de  cette année. 

En Europe, la situation reste contrastée. Dans son ensemble,  la zone euro affiche au quatrième trimestre 2013 une croissance légèrement positive mais, d’après la Commission Européenne, la zone euro est sortie de récession et les perspectives sont positives pour 2014 et 2015.

Au Japon, la croissance japonaise reste encore inférieure aux attentes malgré les efforts du gouvernement. Mais de bons résultats sur l’inflation et une augmentation des salaires dans certaines grandes entreprises sont des signes réellement encourageants.

Peu d'alternative aux actions

Dans ces conditions, les marchés sont restés indécis pendant cette première partie de l’année. Le S&P 500 n’a progressé que de 1,93% entre le 31 décembre et le 30 avril de cette année et l’Euro Stoxx 50®, indice phare du marché européen, de 3,34%. Les performances exceptionnelles de l’année passée ne pourront se renouveler qu’à la seule condition d’une forte augmentation des résultats des entreprises. 

Cependant, les actions des pays développés, et notamment celles de la Zone Euro conservent tous leurs atouts pour la fin de l’année. Un des premiers facteurs de soutien est technique, c’est celui des fusions-acquisitions. Le nombre d’opérations de fusion-acquisition en Europe était au plus bas depuis plus de 5 ans. Certaines entreprises, américaines notamment, sont assises sur des montagnes de liquidités ; les entreprises américaines disposeraient quant à elles, de plus de 900 milliards de dollars hors des Etats-Unis qu’il leur serait fiscalement coûteux de rapatrier. Dans un environnement incertain, les directions d’entreprise sont restées en retrait pour éviter de prendre des risques et garder un matelas de  sécurité en cas de retournement. Si l’horizon s’éclaircit, il ne fait peu de doute que les mouvements tactiques qui ont commencé (Alstom, Astra Zeneca) vont s’accélérer. De plus, les faibles taux d’intérêt en Europe rendent les actions toujours attractives, en valeur relative. Enfin, l’Europe étant moins avancée dans le cycle de reprise, un effet de rattrapage devrait s’opérer par rapport au marché américain en termes de résultats des entreprises qui n’ont progressé en Europe que de 10 % en 2013.

Certains risques subsistent cependant, mais semblent pour l’instant extrêmement localisés, à l’instar de la crise en Argentine ou de l’épisode en Crimée, ce qui permet aux marchés financiers de rester sur leurs plus hauts niveaux.