Les plus beaux patrimoines
se façonnent dans l'exigence

Actualités des marchés financiers, septembre 2016.

Vocation du document : le présent document a été produit par GRESHAM afin de partager sa vision de long terme. Cette vision ne peut à elle seule permettre d’établir une allocation d’actifs. En effet, composer un portefeuille sur la base de ce document ne saurait aboutir à une solution optimisée ni même diversifiée au regard du couple rendement/risque. Par ailleurs, il est important de prendre en compte les spécificités des investisseurs : l’horizon de placement, l’aversion au risque, la diversification de ses avoirs, avant toute recommandation. Ainsi, la présente communication ne peut constituer un conseil en investissement ou une recommandation en vue d’acheter ou de vendre des actifs.

Panorama économique

Un environnement global toujours marqué par une croissance modérée, qui rend les chocs difficiles à absorber. La reprise de l’activité économique tant attendue pourrait se matérialiser d’ici la fin d’année grâce à l’activisme des banques centrales.

États-Unis – (Prévision 2016 : PIB 1,5 % / Inflation 1,3 %)

Malgré une hausse notable de la consommation, le repli de l’investissement pèse sur la croissance américaine, ce qui s’est traduit par une 1re estimation du PIB décevante au 2ème trimestre (+1.2% vs +2.5% attendu). La bonne tenue des indicateurs avancés , la robustesse de la consommation ainsi que la stabilisation des prix du pétrole et du dollar devraient soutenir la croissance au 2ème semestre.

Zone Euro – (Prévision 2016 : PIB 1,5 % / Inflation 0,3 %)

Bon premier semestre pour le produit intérieur brut en zone euro (respectivement + 0,6 % et + 0,3 % pour les deux premiers trimestres). La consommation demeure le principal contributeur à la croissance, qui devrait toujours bénéficier d’importants facteurs de soutien (politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE), recul du chômage, taux bas).

Japon – (Prévision 2016 : PIB 0,5 % / Inflation - 0,1 %)

Les prix à la consommation ont reculé au Japon en juillet pour le cinquième mois de suite, alors que la banque centrale ne parvient pas à en finir avec la déflation qui handicape depuis des années la troisième économie mondiale. Plus de trois ans après le lancement par la Banque du Japon d'une vaste offensive, l'objectif de 2% d’inflation semble plus que jamais hors de portée. La croissance japonaise a déçu au 1er semestre, impactée par la faiblesse de la consommation, de la dépense publique, d’exportations moroses et de la réticence des entreprises à investir. Les indicateurs avancés(1)se reprennent cet été dans un contexte d’annonce de stimulus monétaire et fiscal. Une amélioration est attendue dans les prochains mois.

Royaume-Uni – (Prévision 2016 : PIB 1,5 % / Inflation 0,7 %)

La croissance du Royaume-Uni surprend positivement à + 0,6 % au 2nd trimestre 2016, portée par le secteur industriel et la consommation des ménages. En revanche, la balance commerciale continue de contribuer négativement, soustrayant -0,3 % à la croissance globale (-0,2 % au 1er trimestre). Les indicateurs avancés sont en revanche tous en contraction, suite au vote en faveur du Brexit. Un repli de la consommation et de l’investissement devraient peser sur la croissance en 2017.

Chine – (Prévision 2016 : PIB 6,5 % / Inflation 2,0 %)

Les dernières données en provenance de la Chine (investissement, crédit, consommation et production) sont légèrement en dessous des attentes, mais laissent penser que l’économie chinoise devrait faire preuve de résilience, notamment grâce aux interventions de la Banque Populaire de Chine. La transition à une économie de consommateurs prendra du temps et ne se fera pas sans volatilité.

Certains risques pèsent encore lourdement sur l’économie mondiale

Le risque politique tient une place centrale aujourd’hui, il est par nature difficile à évaluer et à modéliser. La Zone Euro est le principal vecteur de risque politique au niveau mondial. Elle pourrait être rattrapée par les États-Unis dans cette année d’élection présidentielle. Outre-manche, dans l’attente des négociations entre le Royaume-Uni et l’Union européenne, le doute plane sur les modalités de sortie. Enfin, les économies développées présentent toujours des fragilités structurelles (stock de dette élevé, démographie faible, …)

(1) Indicateur économique dont l'évolution reflète avec un peu d'avance celle de l'économie réelle. Un indicateur avancé permet donc d'anticiper des retournements de conjoncture et fait en général l'objet de publications régulières, servant de tests de la bonne santé économique des différentes zones géographiques. Les indicateurs les plus couramment utilisés sont l'indice des prix à la consommation ou à la production, l'indice de production industrielle ou la balance des paiements.

Les Banques centrales ont-elles atteint leurs limites ?

Zoom sur l'allocation d'actifs

En synthèse