Les plus beaux patrimoines
se façonnent dans l'exigence

Actualités des marchés financiers, Février 2017.

Vocation de la présente communication : elle a été produite par GRESHAM afin de partager sa vision de long terme. Cette vision ne peut à elle seule permettre d’établir une allocation d’actifs. En effet, composer un portefeuille sur la base de ce document ne saurait aboutir à une solution optimisée ni même diversifiée au regard du couple rendement/risque. Par ailleurs, il est important de prendre en compte les spécificités des investisseurs : l’horizon de placement, l’aversion au risque, la diversification de ses avoirs, avant toute recommandation. Ainsi, la présente communication ne peut constituer un conseil en investissement ou une recommandation en vue d’acheter ou de vendre des actifs.

Panorama économique

Zoom sur l'allocation d'actifs

Actions géographiques et sectorielles

Actions géographiques:

Les actions bénéficient de nombreux facteurs de soutien dans l’environnement actuel. En effet, les résultats des entreprises sont bien meilleurs qu’attendu, et pour la première fois depuis 20 ans, les rachats et retraits d’actions ont été supérieurs aux émissions d’actions nouvelles. Les entreprises profitent en effet d’une trésorerie importante et de faibles taux du crédit pour racheter leurs propres actions. Les retraits d’actions sont, quant à eux, principalement dus aux nombreuses opérations de fusions-acquisitions. Et cela profite en premier lieu aux actionnaires : le nombre d’actions en circulation diminuant, les dividendes distribués par actionnaire augmentent mécaniquement. Enfin, le retour graduel d'une inflation modérée est une bonne nouvelle pour l'économie. Une augmentation raisonnable des prix invite en effet les consommateurs à intensifier leurs achats puisque, dans un contexte inflationniste, les prix seront plus élevés demain. Et l'inflation soutient également la reprise de l'investissement en diminuant la rentabilité des placements peu risqués. S'ils veulent augmenter le rendement de leurs placements, les investisseurs doivent se positionner sur des classes d'actifs certes plus risqués, comme les actions, mais aux perspectives plus lucratives.

  • États-Unis : bonne santé économique aussi bien au niveau macro (pays) que micro (entreprises). Cependant, le marché est bien valorisé et a intégré la potentielle relance (la déréglementation, la baisse de l’IS) de Donald TRUMP ;
  • Europe : les valorisations sont toujours attractives et les facteurs restent favorables (fusion et acquisition, bons résultats, euro faible), mais les incertitudes politiques restent omniprésentes. 2017 devrait toutefois être une année d’amélioration micro et macro-économique ;
  • Japon : les résultats des entreprises s’améliorent, le Yen se déprécie et la Banque centrale japonaise continue de soutenir l’économie, mais la macroéconomie reste encore incertaine ;
  • Royaume-Uni : la faible visibilité sur les négociations du Brexit est toujours présente alors que l’activation de l’article 50 devrait s’approcher (prévue pour Mars). Les craintes de stagflation (croissance économique faible ou nulle et une forte inflation de manière simultanée) risquent de peser sur les cours en 2017. Les entreprises se voient pénalisées par la faible valeur du livre sterling.

Actions sectorielles:

  • L’évolution des indices sectoriels est en ordre dispersé. La belle performance des valeurs liées aux matières premières se distingue grâce à la hausse des métaux. Les valeurs de l’énergie accusent la plus forte baisse ;
  • Les valeurs cycliques affichent de bonnes performances ;
  • L’activité de fusions-acquisitions et les rachats d’actions, continuent de soutenir les marchés ;
  • Une bonne orientation des prévisions de résultats s’affiche pour 2017 ;
  • La bonne orientation des anticipations de croissance et d’inflation ainsi que la récente revalorisation des cycliques confortent notre positionnement cyclique.
  • Nos supports à privilégier :
    Stratégie Techno : voit ses perspectives de résultats en hausse (amélioration des bénéfices par action). Elle devrait bénéficier d’une baisse de taxes annoncée par le Président Trump.
    Stratégie consommation Luxe & Law cost : Cette Stratégie cyclique, est bien positionnée pour la reprise européenne et possède des valorisations attractives.
  • Nos supports à surveiller :
    Stratégie indice Pierre : obtient des valorisations peu attractives dues à la remontée des taux.

Obligations

L’obligataire joue encore son rôle diversifiant dans une allocation d’actifs (négativement corrélé aux actions) ; il est désormais mieux rémunéré (1%).

  • Les taux des obligations souveraines ont significativement augmenté au mois de janvier sous l’effet de publications macroéconomiques meilleures qu’attendues (inflation, croissance, PMI). L’approche d’échéances électorales majeures et l’incertitude qui pèse sur celles-ci apporte de la volatilité sur les spreads des pays semi Core (France, Belgique, Irlande) et périphériques (Italie, Espagne, Portugal) par rapport aux taux allemands ;
  • Sur le crédit, les obligations d'entreprises se sont plutôt resserrées, atténuant les effets de la hausse des taux. Le secteur financier est parmi les secteurs qui profitent le plus de ce mouvement de baisse des primes de risques obligataires ;
  • Pour les mois qui viennent, les bonnes nouvelles macro-économiques étant intégrées, le risque politique va rester un des principaux pilotes du marché des taux souverains.

Devise

La devise américaine se maintient à 1.07 %. Une hausse des taux américains plus rapide qu’anticipé et l’augmentation du risque politique en Zone Euro pourraient lui faire atteindre la parité.

En synthèse