Actualités des marchés financiers

Achevé de rédiger le 07/12/2018

Les perspectives de croissance mondiale restent toujours satisfaisantes malgré une augmentation des risques d'ordre politique et géopolitique. Après un mois d'octobre très marqué par la volatilité, on observe au cours du mois de novembre une stabilisation des marchés actions : la guerre commerciale semblait marquer une pause, la Réserve Fédérale utilisait un ton plus accomodant et le gouvernement italien adoucissait son discours.

Une nouvelle hausse de la volatilité est cependant provoquée par :

Marchés Actions

Marchés : Focus géographique

  • États-Unis : la croissance reste dynamique après un pic de 3% au 3e trimestre 2018, les indicateurs avancés sont bien orientés et accompagnés d’une consommation qui devrait rester robuste. Les inquiétudes sur les relations sino-américaines continuent de peser et les craintes sur la croissance semblent exagérées.
  • Europe : la croissance semble se détériorer rapidement au sein de la zone euro, notamment en Allemagne qui a connu une baisse séquentielle de son PIB de 0,2% sur le 3e trimestre 2018, fortement impacté par la nouvelle réglementation WLTP sur les véhicules polluants. Les investisseurs broient du noir alors que de nombreux indicateurs caractéristiques d’une fin de cycle sont encore aux abonnés absents. La baisse semble exagérée.
  • Japon : la Banque centrale (BoJ) continue de se montrer très active au sein de l’archipel avec des achats mensuels conséquents sur la dette domestique ainsi que les marchés actions, à tel point que son bilan est désormais plus élevé que le PIB japonais. L’économie est encore sous perfusion et les entreprises bénéficient d’un taux de change favorable pour leur compétitivité. Peu d’incertitudes demeurent sur la zone mais peu de bonnes surprises sont à attendre.
  • Royaume-Uni : l’économie reste résiliente mais, à l’approche de l’échéance du Brexit (fin mars 2019), elle pourrait marquer le pas au vu d’une incertitude grandissante sur l’avenir des relations commerciales entre le Royaume-Uni et l’Europe. Les résultats du vote du 11 décembre de la Chambre des Communes en Angleterre seront cruciaux pour de nombreux marchés actions (européens principalement). Le manque total de visibilité quant à l’issue du vote et d’éventuelles renégociations empêchent d’être positif sur la zone.

Marchés : Focus sectoriel

Le regain de nervosité de ces derniers mois attribuable à la remise en cause du multilatéralisme, aux incertitudes politiques et de manière plus globale aux inquiétudes quand à la fin du cycle expansionniste dans les pays développés ont contribué à :

  • la surperformance des secteurs les plus défensifs à l’instar des services aux collectivités ou de la santé
  • La sous-performance des segments plus cycliques tels que l’énergie qui a subi de lourdes prises de profits avec les anticipations de surabondance de l’offre par rapport à la demande.


Face à cette morosité ambiante, nous pourrions assister à un rebond technique des secteurs les plus cycliques dans les prochains mois

Obligations - Marchés Taux et Crédit

Crédits Souverains

La volatilité des taux italiens est restée élevée, néanmoins les primes de risque se sont étendues sur le mois.
A fin novembre, le gouvernement italien s'est montré plus coopératif avec la Commission Européenne concernant la baisse du déficit du pays. Le risque politique est toujours à l'ordre du jour et devrait rester au centre des préoccupations en 2019 :

  • Avec les négociations de Brexit dont la probabilité d'une issue chaotique n'est pas suffisamment anticipée par le marché
  • Le risque italien qui demeure toujours et continuera d'être source de volatilité
  • La poursuite de la guerre commerciale en 2019 entre la Chine et les États-Unis
  • L'ampleur du mouvement social en France

Crédit Investment Grade

L'écartement des primes de risque du crédit se poursuit au mois de novembre. Le marché primaire a été particulièrement actif avec la fin du "Quantitative Easing" (ou QE, qui désigne un type de politique monétaire consistant pour une banque centrale à racheter massivement des titres de dettes aux acteurs financiers) qui aura lieu fin décembre. Nous privilégions des émetteurs de qualité.

Panorama économique

  • Aux États-Unis, le PIB du troisième trimestre, soutenu par la consommation et l'investissement privé, s'établit à +3.5 % (variation trimestrielle).
    Inflation totale s'élève à + 2.5 % mais se révèle plus faible hors secteurs de l'alimentation et de l'énergie : + 1.8%
    Prévisions 2019 - PIB : 2.6 % / Inflation : 2.3 %
  • En Europe, les données macro publiées font toujours état d’un ralentissement (+1.7% au 3e trimestre contre 2.2% au second trimestre). L'inflation totale baisse à 2 %, et déçoit encore hors alimentation et énergie.
    Prévisions 2019 - PIB : 1.6 % / Inflation : 1.7 %
  • Au Japon, un rebond est attendu au dernier trimestre, après un troisième trimestre en baisse (la croissance est révisée à la baisse à -1.2% au Q3). Le chomage est toujours au plus bas, l'inflation est quant à elle en légère hausse.
    Prévisions 2019 - PIB : 1 % / Inflation : 1.7 %
  • Au Royaume-Uni, bien qu’en décélération depuis le pic du second trimestre 2014 à 3.1%, la croissance reste néanmoins encore solide, bien que les indicateurs avancés semblent marquer le pas à l’approche d’un éventuel Brexit fin mars 2019. L'inflation totale atteint 2.4 % sur un an.
    Prévisions 2019 - PIB : 1.5 % / Inflation : 2.1 %
  • En Chine, les derniers chiffres publiés soulignent les difficultés de l’économie dans un contexte de guerre commerciale avec les États-Unis. Suite au G20, Pékin et Washington ont signé une trêve et se donnent trois mois pour négocier un accord. Mais cette trêve pourrait être de courte durée. L'inflation attendue est proche de 2.8 %.
    Prévisions 2019 - PIB : 5.6 % / Inflation : 3 %

Vocation de la présente communication : elle a été produite par GRESHAM afin de partager sa vision de long terme. Cette vision ne peut à elle seule permettre d’établir une allocation d’actifs. En effet, composer un portefeuille sur la base de ce document ne saurait aboutir à une solution optimisée ni même diversifiée au regard du couple rendement/risque. Par ailleurs, il est important de prendre en compte les spécificités des investisseurs : l’horizon de placement, l’aversion au risque, la diversification de ses avoirs, avant toute recommandation. Ainsi, la présente communication ne peut constituer un conseil en investissement ou une recommandation en vue d’acheter ou de vendre des actifs.