Les entreprises à dividendes ont la cote

Investir dans des entreprises qui versent des dividendes présente actuellement de réelles opportunités. En particulier celle de dégager des revenus supérieurs à ceux offerts par la plupart des obligations.

Distribution de dividendes : un enjeu majeur pour le CAC 40

En 2018, les entreprises du CAC 40 ont versé des dividendes record d’un montant total de 46,5 milliards d’euros à leurs actionnaires. Ces dividendes constituent un complément de revenus que les investisseurs apprécient notamment en période de ralentissement économique. Or c’est bien ce qui se dessine : la Commission européenne table sur une croissance de 1,2% du PIB dans la zone euro en 2019, contre 1,9% en 2018.

Dans ce contexte, les investisseurs spéculent moins sur des tendances ou des projets qui pourraient s’avérer fructueux à moyen ou long terme, préférant la sécurité des sociétés généreuses avec leurs actionnaires. Les dividendes, également appelés coupons (en référence à la période à laquelle les actions étaient matérialisées par un titre de propriété papier aux coupons détachables), sont souvent un bon indicateur de la bonne santé économique et financière d’une entreprise. En effet, les dividendes correspondent à une partie des bénéfices réalisés qu’elle décide de reverser aux actionnaires.

Cependant, pour représenter un réel intérêt aux yeux des investisseurs, la politique de redistribution doit s’inscrire dans la durée, et non pas de façon opportuniste à l’occasion par exemple de la vente d’une filiale. Il importe également que le versement de coupons, ne se fasse pas au détriment d’investissements pouvant être synonymes de bénéfices futurs. Autre point à surveiller, la soutenabilité du niveau de dividende : l’entreprise pourra-t-elle maintenir sa politique de distribution en cas de ralentissement économique ?

L’écart se creuse entre actions et obligations

Pour bénéficier des dividendes, il faut être détenteur des actions au minimum la veille du détachement. Résultat, le jour du versement des dividendes, le cours de l’action va automatiquement diminuer (voir graphique) et mettre généralement un certain temps avant de retrouver son cours initial.

schéma : impact du versement de dividendes sur le cours d'une action

Dans le contexte actuel de taux bas, et alors que la Fed vient de baisser d'un quart de point ses taux directeurs mi septembre, l’écart se creuse entre la rémunération des actions et celles des obligations. En France, l’Insee annonce encore une très nette augmentation des dividendes servis : +8% en 2019, après une hausse de +12% en 2018. Ces résultats seraient la conséquence d’un allègement de la fiscalité des revenus du capital avec la mise en place du prélèvement forfaitaire unique (PFU). L’institut estime en outre que les dividendes versés aux ménages français représentent près de 3% de leur revenu disponible brut en moyenne.

Notons cependant que les sociétés promettant les distributions les plus généreuses ne sont généralement pas celles qui offrent le plus fort potentiel de valorisation du titre.

L’arbitrage dépend donc de votre besoin de revenus et de vos convictions d’investissement.

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