Les plus beaux patrimoines
se façonnent dans l'exigence

La proximité

« Avec le temps, le conseiller a laissé place au confident patrimonial »

Seuls les lieux et les noms ont été changés pour des raisons de confidentialité

Il est des rencontres qui forgent l’expérience et façonnent en profondeur une relation. Je l’ai appris par une après-midi d’automne 2009, au plus fort de la crise économique.

Jeune Conseillère Patrimoniale, j’avais rejoint la Banque Privée GRESHAM Banque Privée depuis peu et consolidais mon portefeuille de clients. J’avais rendez-vous ce jour là avec Madame Mainville dont j’avais fait la connaissance fortuite lors d’un dîner organisé par une amie.Cette femme de cinquante cinq ans, veuve et mère de trois enfants était propriétaire d’une splendide bâtisse du XVIIIe siècle, bordée par les eaux calmes d’un lac. Elle nous avait confié durant le repas les difficultés qu’elle rencontrait aujourd’hui pour entretenir la propriété depuis la mort de son mari. D’autre part, la situation économique que connaissait le pays et plus encore son traitement médiatique l’inquiétaient plus qu’ils n’auraient dû.Je lui avais alors simplement proposé de faire le point sur sa situation patrimoniale en espérant pouvoir la rassurer et lui donner quelques conseils objectifs.


Madame Mainville avait préparé notre rendez-vous et nous nous assîmes devant une dizaine de classeurs aux titres évocateurs : pensions, impôts, banque, assurance… Je suis toujours surprise de constater chez mes clients à quel point ils associent rangement et sérénité. Malheureusement, mon expérience prouve que les mieux organisés n’ont pas toujours le patrimoine le plus en ordre.

Après un point circonstancié sur ses placements actuels et ses objectifs à moyen terme, je me rendis compte que Madame Mainville avait un patrimoine conséquent et une certaine capacité d’épargne. Néanmoins, quelques arbitrages et ajustements apparaissaient nécessaires pour sécuriser une transmission de son patrimoine, s’assurer des revenus futurs et optimiser certains investissements.

C’est là qu’entra en scène mon outil fétiche, un grand cahier à spirales dont les feuilles se noircissaient au fur et à mesure de mes explications. Un graphique pour le couple rendement/risque, quelques schémas pour distinguer supports financiers et enveloppes fiscales, un arbre fruitier pour le démembrement… Madame Mainville semblait prendre plaisir à découvrir les subtilités de la gestion de patrimoine.

 Avec le temps, notre relation s’est encore enrichie et notre complicité s’est renforcée. Et au regard de la confiance qu’elle me témoigne et des avoirs qu’elle me confie, j’ai parfois l’étrange impression que le Conseiller de Madame Mainville est devenu son Confident Patrimonial.